Nathalie.

16 avril 2008

Kosciusko-Morizet continue à se faire tacler par les parlementaires. Petites vexations etc. Gageons qu’ils n’arrêteront qu’avec sa démission. Ne serait-ce que pour cela, elle a toute notre sympathie.

Pour la suppression du CIO

15 avril 2008

Le blog ne résiste pas à publier l’excellent courrier que Christophe Chauffour de Tours (Indre et Loire) a adressé au Monde qui l’a publié dans son édition en dates des 13 et 14 Avril 2008. Les coupes sont le fait du quotidien.

« En juillet 2001 à Moscou, l’assemblée générale du CIO a confié à la République populaire de Chine l’organisation des XXIXe Jeux Olympiques d’été. Ceux qui ont voté sont les représentants du CIO dans leur pays respectifs et non les délégués de leur pays au sein du CIO, comme le stipule la Charte olympique.

En conséquence, le CIO, organisation internationale non démocratique et non représentative, oblige les états à prendre position a posteriori. Ils ne décident rien, ils sont mis devant le fait accompli et voilà qu’ils doivent se justifier, choisir, décider. Etrange…(…)

Le marquis de Samaranch a simplement tué le baron de Coubertin, et avec lui ses rêves olympiques. Il a transformé le CIO en une société multinationale monopolistique aux airs d’organisation internationale hégémonique.

Ses décisions pèsent désormais plus que les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le « deal » entre le CIO et la République populaire de Chine sert leurs intérêts bien compris, loin des idéaux originels(…).

Face aux dérives du CIO(…), pourquoi ne pas envisager de le tranformer ? Le CIO pourrait devenir une organisation spécialisée onusienne. L’Unesco s’occupe de la culture, la FAO de la nourriture, le CIO s’occuperait du sport. Reconnu par l’ensemble des Etats membres, il bénéficierait de financements publics et non plus uniquement privés. Il serait soumis à des règles strictes de transparence et au contrôle des Etats. Il ne s’occuperait plus uniquement de chercher des sponsors ; mais du développement de la pratique sportive dans le monde.

Il aurait enfin une légimité internationale. »

Info back rajoute simplement qu’il est aussi intéressant de savoir que la désignation des membres du CIO,  donne dans de nombreux pays (pour ne pas dire tous) à des négociations opaques, quand ce n’est pas simplement les membres des familles royales de certains pays ou fils de dictateurs. C’est un poste qui donne également de nombreux avantages financiers.

Farniente dans le Golfe d’Aden (fin)

15 avril 2008

Tout est bien qui finit bien, nous n’allons pas nous plaindre. Remarquons simplement que, compte-tenu des moyens mis en oeuvre (trois bâtiments de guerre, trois hélicoptères, le GIGN, un commando de forces spéciales de Marine plus trois vaisseaux étrangers en soutien), 6 arrestations (sur 12 pirates) et une demi rançon, le rapport qualité prix n’est pas assuré. Retenons quand même 30 otages sains, saufs, et libres. C’est bien le moins. Bon point également pour la proposition française pour le mise sur pied d’une défense internationale contre la piraterie. Il était temps. Attendons donc de voir l’écho qu’aura cette initiative.

Nathalie.

15 avril 2008

Pauvre Kosciusko-Morizet. Les députés UMP sont très mécontents d’avoir entendu quelques vérités. Elles avalent les couleuvres, mais les mâles (qui sont plutôt lâches en politique) continuent à lui pourrir la vie. Et ce n’est pas fini. Malheur à celui, et surtout à celle, qui dit la vérité.

Lunettes.

15 avril 2008

Bonne vieille technique de gouvernement :

1/ Laisser filtrer une info genre : l’assurance maladie va cesser de rembourser les soins dentaires et les frais d’optique. Non dit : les remboursements sont si faibles que ça ne pénalisera pas grand monde et cela fera beaucoup d’économie (50% des français portent des lunettes et beaucoup quand même vont chez le dentiste). Remarquons au passage que c’est un raisonnement de riche.

2/ Tollé.

3/ La ministre de la Santé dément vertueusement à l’Assemblée, fariboles dit-elle, au contraire nous allons renforcer les remboursements pour les plus pauvres (nous attendons les détails).

C’était notre rubrique faites de la politique et gouvernez.

Silences africains.

12 avril 2008

L’armée française a arrêté des pirates, ressortissants somaliens, en Somalie. Ils seront jugés en France. En temps normal une telle ingérence aurait fait se lever l’Afrique entière. Mais la Somalie n’est plus une nation, juste un pays qui n’existe plus et dont les habitants sont oubliés du monde. Les somaliens meurent de faim, de violences, du sida dans l’indifférence générale. Les clans font la loi et plus personne, pas même les éthiopiens, ne songe à remettre un semblant d’ordre dans le coin. L’action française est donc vue avec une certaine bienveillance, comme un signe bienvenu d’autodéfense.

 

Les résultats des élections au Zimbabwe ne sont toujours pas publiés. L’Union Africaine est réunie en Zambie autour de ce problème. Robert Mugabe n’y sera évidemment pas. Le président sud-africain Thabo Mbeki, toujours en pointe, déclare aujourd’hui qu’il n’y a pas de crise au Zimbabwe, ce qui n’est certes pas l’avis du continent. Mais Mbeki avait bien déclaré que le sida n’existait pas, ou que c’était les médicaments fournis par l’Occident qui le provoquaient. Regrettons Mandela et attendons patiemment de nouvelles élections en RSA.

 

Quand le gouvernement parle.

11 avril 2008

On ne peut pas dire que la clarté soit une vertu cardinale de l’actuel gouvernement. De la carte famille au pouvoir d’achat, l’improvisation semble présider aux déclarations. On s’explique le lendemain, très embarrassé, et le bon peuple ne comprend pas très bien ce qu’il en est. Sauf que ça va lui coûter cher. Dans ces cas là l’incompétence fait peur. Car nos ministres ont-ils une idée précises de ce qu’ils doivent faire, de ce qu’ils font, de ce qu’il feront ? Il faut bien gérer la crise. Il n’y a que le pouvoir pour avoir crû que la croissance serait de 2,5%, que le pétrole n’augmenterait pas. Seule la crise des « subprimes » n’était pas prévisible. En utilisant un langage de demi-vérité quand on veut réformer l’état, on n’arrive guère qu’à inquiéter la population. Qui a bien des raisons de l’être, inquiète.

L’équipage du Ponant a été relâché. Cela a été vite. De l’avantage d’avoir un navire de guerre dans le coin. Charge à l’armateur de payer la rançon. C’est presque moral.

 

Brèves.

10 avril 2008

La flamme olympique est désormais cachée comme une maladie honteuse. Personne ne l’a vraiment vue à San Francisco. Tout a fini sur un parking, comme une chose un peu sale. Les chinois doivent fulminer, mais ne doutons pas qu’ils ont des images dignes à diffuser. A ce propos la photographie publiée par Libération du N°2 de l’ambassade de Chine en France (qui parle d’ailleurs un français parfait) dans les une rue de Paris fait froid dans le dos. Tout le pouvoir chinois est dans cette image. A vous les argentins.

Nathalie Kosciusko-Morizet est une femme brillante, courageuse et jolie. Les hommes le sont moins. Elle fut donc priée de se taire et de s’excuser d’avoir raison. Elle le fit. Elle ira loin Aurait-on humilié un mâle de même manière ? Il n’y plus de vraie loi sur les OGM.

Le Ponant et son équipage toujours détenus. La chose qui change c’est qu’on sat où ils sont. La négaciation doit être moins dure que d’habitude. Des bâtiments de guerre autour ça aide. Attendons.

Doit-on reprocher à Sarkozy d’avoir sur-réagit à propos de l’état de santé d’Ingrid Bettancourt ? Il tente. Et il apprend ce que c’est que d’être manipuler par les FARC. Ingrid sera bien la dernière à être libérée. Car elle leur seule carte sur le plan internationale. Et sans mort condamnerait le groupe à un retour dans l’obscurité de leur absurde existence.

Qui a peur de Robert Ménard ?

9 avril 2008

Robert Ménard, c’est le président de Reporter sans Frontières (RSF). Une ong très recommandable qui se bat pour la liberté de la presse dans les pays où elle fait défaut. RSF se bat contre l’emprisonnement de journalistes pour délit d’opinion ou de vérité. De fait, la Chine est hautement concernée et ce n’est pas d’hier que Robert Ménard milite contre l’oubli total des journalistes emprisonnés pour des raisons aussi diverses que farfelues, vu de chez nous. Alors il est vrai que le passage de la flamme était une occasion de faire du bruit. Depuis deux jours, il est semble-t-il de bon ton de taper sur notre pauvre Robert. Les politiques qui sous-entendent d’étranges pratiques dans le financement de l’organisation, sans parler des confrères bien intentionnés qui hurlent sur trop de médiatisation. On croît rêver. Le silence des ong institutionnelles telle Amnisty International a été rempli forcément par le bouillant Ménard. Beaucoup de journaliste, cependant, pourront témoigner de l’utilité RSF. Les repoters qui font leur métier prennent de vrais risques pour que l’info soit connue et diffusée. Ne l’oublions pas. Pour nous, la liberté de la presse est normale (ou presque). Ce n’est pas le cas dans la majorité des pays du monde.

L’argent de la peur.

8 avril 2008

Nulle menace de rétorsion économique n’est encore venue de Pékin. Mais les entreprises françaises ont déjà peur. Taisez-vous ! semblent elles nous faire entendre sans toutefois oser nous le dire. Il est vrai que nationalisme pointilleux des chinois, pour ne pas parler du reste, est capable d’une dureté sans états d’âme. Qu’elles attendent au moins d’être menacées avant de se coucher. N’irritons pas la Chine, l’économie est la plus forte. Le pragmatisme nous commande d’accepter l’argent de la peur. sans mot dire.

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