Délinquants sexuels.

Nous revoilà replongés dans l’horreur. Par un tragique défilé de crimes et tentatives d’agressions sexuelles sur des enfants. Et de nouveau, le choeur des bien-pensants se sentent obligés  d’ en rajouter dans la haine, et son exutoire ; la peine de mort. Le gouvernement s’était dépéché de réagir en créant la loi sur l’enfermement des délinquants sexuels. Il faut savoir que tous les tribunaux d’assises, prononcent une peine d’emprisonnement avec obligation de soins. Or, l’administration pénitentiaire n’a pas le moindre sou pour mettre en application cette injonction. Suivi psychiatrique et traitements ne sont donc pas mis en oeuvre, et ces délinquants sont enfermés comme n’importe quel crimininel de droit commun. Le non-dit, c’est que les autorités espèrent que les détenus appliqueront leur propre loi, qui n’est pas tendre, contre les « pointeurs », comprendre violeurs d’enfants. Mais de soins point. Rachida Dati, à l’occasion d’une nouvelle affaire a fait voter, à la demande de Nicolas Sarkosy, une énième loi d’enfermement après l’enfermement, pour l’instant retoquée par le Conseil Constitutionnel, comme prévu par tout le monde. Mais c’était répondre à la fameuse Opinion Publique. Car la création de ces centres ne fait l’objet d’aucun vrai budget, la justice française étant l’une des plus pauvres des pays développés. De plus la loi ne prendra pas effet avant de nombreuses années. Il ne s’est donc rien passé dans ce domaine et les délinquants sexuels ne sont toujours pas pris en charge. Faute de moyens, il n’existe aucune politique dans ce domaine en France. Les partisans de la peine de mort vont pouvoir continuer à hurler tranquillement. Il est sûr que la peine de mort serait moins chère. Quand on a des prisons pleines à 200%….

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