Archive pour mars 2008

Le bal des hypocrites.

Lundi 31 mars 2008

Cette histoire de banderole haineuse au Stade de France pour la finale de la coupe provoque un tollé, une émotion générale. Rien de neuf pourtant sur la planète foot. Elle s’est toujours nourrie de la haine de l’autre et le PSG a toujours été une annexe du parti nazi. L’Italie a d’ailleurs poussé les feux bien plus loin puisque le salut faciste est devenu une antienne visuelle des stades italiens. Les italiens se détournent des stades de foot. Les tifosi pleurent. Le foot a été pris en otage par l’extrême droite depuis bien longtemps. Et à chaque fois on redécouvre l’eau chaude, c’est-à-dire la haine. Les arbitres ne voient jamais rien : distraction ou lâcheté, allez savoir. Ce qui est sûr ce sont les intérêts en jeu sont bien plus importants que la morale. Et les politiques ne sont pas près de prendre leurs responsabilités. Des sanctions efficaces feraient bouger les choses. Demandez aux anglais… Le texte de ce week-end n’est pas le pire qu’on ait vu dans un stade… La ligue est elle-même coupable de mollesse. Bref, rien ne va changer et nous auront droit sous peu à une nouvelle indignation. Un nouveau tour au bal des hypocrites. 

L’Arche de Zoé, la grande faute.

Lundi 31 mars 2008

Bon. Ils seront donc libérés. C’est sans surprise et c’est tant mieux. Pour eux. Malgré tout le mal qu’ils ont fait aux vraies ONG sur place et qui ont un accord du bout des lèvres des autorités en place, rarement démocratiques et qui n’aiment guère qu’on glisse son nez dans leurs affaires. UNICEF, ACF, et beaucoup d’autres prennent des risques  dans des territoires hostiles. L’arche de Zoé n’a jamais mis les pieds au Darfour. Leur grande faute c’est cela : le mal fait aux vrais humanitaires qui mettent dans la balance leur vie, exposés aux crimes et aux enlèvements. Espèrons qu’ils vont se tenir loin désormais de toute aspiration humanitaire. Le boulot est assez dur, même sans eux. Quant au discours sur l’honneur perdu qui commence à se répandre, il ferait mieux de s’éteindre de lui-même, du moins en ce qui concerne les deux proganistes principaux. Ce serait la moindre des décences. Mais il n’est pas sûr que l’intelligence préside à quoi que ce soit dans cette histoire…